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Mardi 27 octobre 2009

Loin de l'image romantique du duel de jouteurs en lice, l'hastiludium ou torneamentum des XIIe-XIIIe s. est bien plus proche d'une véritable guerre. Même si en marge de l'évènement les champions s'affrontent en duel à la lance, c'est une bataille rangée entre deux groupes équipés pour la guerre, sur une surface très importante de plusieurs kilomètres carrés, souvent sur des territoires de marges où se déroulent, en temps de guerre les véritables opérations militaire. Si les denrées agricoles sont mises à l'abri des dégradations, les participants peuvent faire appel à des piétons levés comme pour le service militaire et on n'hésite pas à se battre à plusieurs contre un ou contre les blessés.

Les engagements sont meurtriers, plus que les batailles rangées qui sont de plus en plus rares à cette époque. Il semble que les contemporains considèrent qu'il s'agit d'un excellent entraînement, à tel point que les anglais autorisent leur aristocratie à les pratiquer pour ne pas perdre l'avantage sur les français mieux préparés à la guerre.

 

Cependant, le tournoi est aussi un sport et une fête typique de la mentalité nobiliaire. Le but est de capturer les chevaliers adverses et principalement le capitaine du groupe, de manière à prendre leur équipement et à les rançonner. On y règle les affaires d'honneur, et contrairement à la guerre, on n'esquive pas le combat en se cachant dans une forteresse ou en pratiquant la razzia, l'affrontement est inévitable même si on aménage des recès, des refuges conventionnels où il est interdit de s'attaquer.

C'est un exutoire à la guerre pour une noblesse dont c'est le métier, que l'on détourne ainsi des troubles politiques. C'est un moyen pour les cadets des familles, sacrifiés au nom du lignage, de gagner renommé et fortune. Les meilleurs sont débauchés par d'autres camps pour des terres ou de l'argent à l'exemple de Guillaume le maréchal.

Les affrontements sont scénarisés, on y rejoue des batailles historiques ou bibliques.

Le public est nombreux, et il est probable que les dames assistent de loin aux tournois, mais il l'est tout autant qu'elles n'en voyaient rien. Peu importe, pour elles aussi c'était un jour de fête avec jeux et danses. D'autre part, dès 1180 il apparaît qu'elles délivrent le prix du tournoi au meilleur chevalier.

 

Les tournois trouvent leur origine dans les cembel apparu dans les années 1060 entre Loire et Meuse, peut être en lien avec l'invention de la technique de charge à la lance couchée. Cette technique, plus spectaculaire que le combat à l'épée se prête bien au spectacle. Ce sont des affrontements très brutaux à distinguer des tournois car les auteurs du temps les assimilent à de véritables batailles.

Le véritable essor n'arrive qu'au début du XIIe s., auquel correspond le début de la civilisation courtoise, et une baisse sensible des engagements armés entre seigneurs. Les années 1125 à 1225 sont le siècle du tournoi.

 

L'Église condamne dans les conciles ces « foires détestables » dès le début du XIIe s. et répète cette condamnation à plusieurs reprises. Elle leur reproche à juste titre d'être dangereux, de regrouper les sept péchés capitaux, d'exalter le corps, l'appât du gain et les haines privées. D'autre part c'est un rite de marges non chrétien. Elle prive donc les participants de sépulture chrétienne.

Le pouvoir central est plus ambigu à leur égard : Bon exercice qui détourne la noblesse des guerres privées, ce sont aussi des regroupements dangereux pour l'autorité royale. Le roi d'Angleterre les autorise mais les confine dans cinq lieux réservés autour de Londres et soumis au payement d'une licence.

 

L'évolution des tournois au XIIIe s. est issus de cette double influence : Le vocabulaire évolue en jousteor, les armes deviennent moins dangereuses, « à plaisance », ce n'est plus un simulacre de guerre ni un espace de liberté, mais un spectacle mis en scène et encadré par les autorités, offert par la chevalerie.

 

Pour en savoir plus :


Chevalier et chevalerie au Moyen Age, Jean Flori, Hachette, Paris 1998

Les Chevaliers, dir. Philippe Contamine, Tallandier&L'Histoire, Paris 2006

Les tournois Normes et pratiques, in Histoire et images médiévales thématique n°10 :Tournois et Duels, p.47 à 82, Aout, Septembre et Octobre 2007

Par Bertrand de Marseivilla - Publié dans : Vie culturelle - Communauté : Le Moyen Age
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Mercredi 20 mai 2009


Le 17 mai dernier, nous étions à Liverdun près de Nancy pour le marché médiéval.

Arrivée le Dimanche matin, pour s'installer dans la rue principale, près de la porte. Beaucoup de monde, comme d'habitude à Liverdun, et une excellente ambiance.
Nous avons reçu le renfort de quelques membres de l'association ordalie : Pierre André, Gontrand et Eric.










C'était l'occasion pour Marion de tester son atelier de chandelles en public. Quelques difficultés pour travailler avec un vrai feu, mais le résultat était plutot réussi.





Retour à la maison vers 21h30 après une journée épuisante mais très réussie.
Par Bertrand de Marseivilla - Publié dans : Comptes rendus d'animations - Communauté : Les Compagnons de Valérien
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Vendredi 31 octobre 2008

Entre 1100 et 1250, on peut voir deux écoles se succéder dans le cadre de l’enseignement musical :
 
-         L’Ecole d’Aquitaine dite St Martial de Limoges (1100-1160),
-         L’Ecole parisienne dite Notre Dame (1150-1250).
 
Ces écoles vont transcender la polyphonie qui avait vu ses débuts dans le traité de théorie musicale du IXème siècle « MUSICA ENCHIRIADIS » attribué à Hucbald de St Amand (ce pseudo désignerait Ogier de Laon) ainsi que dans un ouvrage de philosophie « DE DIVISIONE NATURAE » de Jean Scot Erigene (vers 876)
  
L’école d’aquitaine (1100-1160) :
 
Hucbald de Saint Amand définit au IXème siècle le chant polyphonique ou Organum comme la réunion harmonieuse de voix différentes. La voix principale –vox principalis- chante un fragment de plain-chant, accompagnée de la voix organale ou ornementale –vox organalis- à intervalles de quintes ou de quartes.
 
[plain-chant : appelé communément chant grégorien du nom du Pape Saint Grégoire qui en fixa les règles au début du VIIème siècle. Il faut faire attention, car certains milieux ecclésiastiques (surtout monastiques) réservent le nom plain-chant aux productions des XVII et XIIIèmes siècles.]
 
Il se trouve des risques de sonorités dures et fautives comme à la quarte augmentée (le tri-ton FA-SI) dite « Diabolicus in musica ». Hucbald prévoit donc en ce cas que l’on pourra suivre la voix principale non pas en parallélisme strict mais avec une certaine fantaisie. Les organum à la quinte ou à la quarte se terminent sur l’unisson ou l’octave pour donner une impression de repos.
 
Jean Cotton d’Affligem abandonne l’organum strict et définit vers 1100 dans le « DE MUSICA CUM TONARIO » deux nouveaux procédés :
 
-         la multiplication par deux ou trois des notes de la voix ornementale pour une seule note de la voix principale,
-         la pratique du mouvement contraire par laquelle deux voix se livrent à un jeu d’éventail ouvert et fermé sur les partitions
 
C’est cet organum dit « libre » que pratiquera l’école Saint Martial de Limoges. De la fin du XIème au milieu du XIIème, son rayonnement s’étend sur toute la région Aquitaine. Elle est renommée pour ses troubadours et sa poésie lyrique latine.
 
C’est à Saint Martial que l’on attribue le premier organum non improvisé intitulé « IN OMNIBUS REQUIEM QUAESIVI »
 
L’organum Saint Martialien, désormais œuvre de compositeurs, présente une grande amélioration : la voix principale, en valeurs allongées, soutient des guirlandes ornementales contenant jusqu’à vingt notes. En ce sens on peut déjà lui accorder le nom de « teneur » (d’où viendra ténor) car elle « tient » le contre-chant.
 
L’école de Notre Dame (1150-1250) :
 
L’école de Notre Dame diffère de celle de Saint Martial en ce sens qu’elle n’appartient pas au cercle monastique, mais épiscopal.
La musique y est enseignée avec les disciplines scientifiques dans un programme d’études appelé « quadrivium » (arithmétique, géométrie, astronomie et musique).
 
Cette école tire ses sources de quatre manuscrits :
 
-         le manuscrit de Florence,
-         le manuscrit de Madrid,
-         les deux manuscrits de Wolfenbüttel.
 
Les grandes figures de Notre Dame :
 
Maître Albert (magister Albertus) : Chantre de la cathédrale, serait l’auteur d’un conduit à trois voix figurant dans le « CODEX CALIXTINUS » vers 1140, manuscrit de Saint Jacques de Compostelle.
 
Léonin (magister Leo) : est reconnu uniquement par l’auteur d’un traité de 1275 environs (désigné comme l’ « anonyme IV dans la classification du musicologue E de Coussemaker (1864)). Il serait l’auteur d’un grand livre sur l’antiphonaire et le graduel : « MAGNUS LIBER ORGANI DE GRADALI ET ANTIPHONARIO PRO SERVITIO DIVINO MULTIPLICANDO »
 
Perotin (magister Perotinus) est aussi cité par l’anonyme IV comme « OPTIMUS DISCANTOR » (le meilleur deschanteur) ou le plus riche inventeur de contre-chants mélodiques. On lui attribue « VIDERUNT » (1198) et « SEDERUNT » (1199), deux organas à quatre voix.
 
L’école de Notre Dame va traiter plusieurs formes musicales, l’organum, le conduit et le motet.
 
L’organum de Notre Dame est à deux voix au départ. Il solennise le plus souvent le graduel ou l’alléluia de la messe. Seule la partie supérieure (voix organale) est composée, la voix grave (teneur) citant textuellement le plain-chant.
 
Ce n’est pas une forme homogène, aux passages polyphoniques à vocalises succèdent des phrases de plain-chant monodique ou des passages en style de conduit (composition originale paralithurgique à une ou plusieurs voix sur vers latins ).
 
Dans le style orné ou à vocalises, la teneur est en valeurs longues, excédant parfois une respiration de chanteur. Il convient donc d’établir des reprises de souffle à l’intérieur du groupe vocal, ou de confier cette voix à un instrument à son tenu, l’orgue par exemple.
 
Le motet (lat. motetus, petit mot) est une mise en polyphonie du plain-chant, comprenant des paroles nouvelles aux voix supérieures. Il se développe au début du XIIIème siècle à partir de la clausule d’organum.
 
 Bien sûr, l’organum ne s’arrête pas, mais il n’est plus d’actualité, et le terrain de recherches se déplace vers le motet et le conduit. 
 
SOURCES :
 
- Histoire de la musique, par Marie Pierre BELTRANDO-PATIER
- Encyclopédie de la musique, Ed FASQUELLE.
Par Wilfrid de Nancey - Publié dans : Vie culturelle - Communauté : Le Moyen Age
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Mardi 30 septembre 2008
Les 20 et 21 septembre dernier, nous avons animé le chateau de Freistroff durant les journées du patrimoine.


















Excellentes journées avec un public au rendez-vous comme toujours à Freistroff, vivement l'an prochain!
Par Bertrand de Marseivilla - Publié dans : Comptes rendus d'animations - Communauté : Les Compagnons de Valérien
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Jeudi 11 septembre 2008
Retrouvez nous les 20 et 21 septembre 2008 au chateau St Sixte de Freistroff.
Venez nombreux ! 
Par Bertrand de Marseivilla - Publié dans : Dates
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Lundi 1 septembre 2008


Le 31 août dernier, les Compagnons de Valérien animaient, aux côté de la Compagnie de la Hache de Briey, la 5ème fête médiévale de Forbach, en Moselle.

Partis de Nancy à 7 heures du matin avec deux voitures et une camionnette que nous avions, comme à l'acoutummée, chargée la veille, nous sommes arrivés à Forbach à 9 heures, à l'entrée du parc du Schlossberg, construite dans un style néogothique germanique typique de la fin du XIXe siècle.
Là, nous avons pris contact avec les membres de la deuxième troupe qui allait animer le site et avec les organisateurs de la fête, de l'office du tourisme de Forbach.

Nous étions dix compagnons de Valérien : Bertrand de Marseivilla, Jule, Gautier, Adalbéron le Forgeron, Halvard le Normand, Guilbert le Marchand, Jehanne d'Essey, Eloïse, Hedwige de Longuyon, et moi-même, Godefroy de Nancey. Une onzième membre de notre compagnie, notre riche héritière champenoise Marie de Lusigny, tout droit arrivée de ses terres champenoises par ses propres moyens, est venue nous rejoindre quelques minutes plus tard.
Nous nous sommes alors, nos voisins de Briey et nous, partagé le vaste terrain herbeux bordé d'arbres, aux pied du Schlossberg, un château dont les ruines les plus anciennes remontent à la fin du XIIe siècle, et dont il reste une belle tour (en réalité reconstruite à la fin du XIXe siècle), qui se dresse fièrement en direction de la Sarre.
Nous avons donc monté notre campement, jusqu'à 11 heures environ. Puis, une fois costumés, nous sommes allés nous restaurer, munis de tickets fournis par l'organisateurs, nous délectant de saucisses et de schwenk, le nom local de la côte de porc marinée. A 14 heures, la fête commence et nous accueillons le public.

Comme d'habitude, maître Guilbert a accueilli le public à sa taverne pour leur faire goûter hypocras, vin de rose et jus de pomme à la canelle, tout en leur présentant les plantes et épices qui donnent toute leur saveur à ces délicieuses boissons.
Près de lui, Jehanne et Eloïse présentaient poteries, verreries et recettes médiévales.
A côté d'elles se tenait Marie de Lusigny et son stand récent - et en perpétuelle amélioration - consacré aux vêtements et à la mode dans nos contrées au XIIe siècle. Des réductions de dame, chevalier, enfant et paysan lui servaient de support à ses explications éclairées.
Un peu plus loin, Jule, Bertrand et Gautier se partageaient un autre au vent pour tenir respectivement l'atelier jeux, médecine-chirurgie et calligraphie.
Entre cet auvent et l'échope rouge et blanche, c'est Halvard le Normand que l'on pouvait rencontrer, parlant des armes des chevaliers et des armes de sièges aux XIIe et XIIIe siècles. Pour ce faire, il avait ramené sa fameuse maquette de mangonneau, mais également une toute nouvelle maquette, qu'il sortait pour la première fois en animation : celle d'un beffroi, une tour mobile en bois permettant aux assiégeant de passer par-dessus le rempart ennemi.
Sous l'échope, on pouvait retrouver ma dame Hedwige et moi-même, mais à deux nouveaux stands : Hedwige présentait la musique et ses instruments au Moyen Age, pendant que, de mon côté, j'inaugurais un tout nouvel atelier consacré à la sigillographie, reproductions de sceaux à l'appui. Une section héraldique est d'ailleurs appelée à compléter les sceaux dès le début de la saison prochaine.
Enfin, comme d'habitude, notre campement se terminait (en beauté !) par la forge de notre artisan Adalbéron, qui a reccueilli toujours autant de succès auprès du public. Au cours de cette journée, Adalbéron a forgé deux fermaux.

Nous avons ainsi accueilli le public tout au long de l'après-midi, avant de terminer en beauté par une prestation de musique médiévale, avec force chalumeaux, guimbarde et autres tambours de basque. Bref, ce fut une animation réussie, comme on les aime.
La météo fut également absolument parfaite tout au long de la journée, et ce même pour le démontage (malgré une petite frayeur sur la fin avec l'arrivée de quelques coups de tonnerre), et le public mosellan semblait lui aussi conquis...

Ce serait avec plaisir que nous remettrions le couvert pour la 6e édition !!!
Par Godefroy de Nancey - Publié dans : Comptes rendus d'animations - Communauté : Les Compagnons de Valérien
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Mardi 19 août 2008



Retrouvez nous à Forbach (57) le dimanche 31 aout 2008 à partir de 10h00.
Venez nombreux!
Par Bertrand de Marseivilla - Publié dans : Dates - Communauté : Les Compagnons de Valérien
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Lundi 7 juillet 2008


Le 6 juillet dernier nous étions dans le Nord, au point culminant du département, à Cassel, petite ville très agréable.

Chargement de la camionette le vendredi 4 au soir, puis départ dans la matinée du samedi 5. Nous nous arretons à Reims pour manger et passer prendre Marie de Lusigny, notre costumière, puis arrivée à Cassel vers 18h. Nous prenons connaissance du site et de nos quartiers pour la nuit à l'interieur d'une salle des fêtes.

 Le lendemain nous montons notre camp à proximité d'un moulin à vent se trouvant au sommet d'une butte au coeur de la ville.
 Le public est au rendez vous grace a une météo relativement incertaine qui dissuade les moins courageux de se rendre à la mer toute proche sans pour autant decourager ceux qui craignent la pluie.
Le nouvel atelier de Marie de Lusigny sur les costumes y fait ses premières armes, et ce fut une réussite.

 Nous rangeons juste avant que la pluie ne détrempe le terrain vers 19h et repartons vers Nancy que nous atteindrons aux alentours de 1h30 pour déposer les affaires dans le garage et partir nous coucher.

 Une animation très sympathique, avec des organisateurs attentionés et détendus, bref, un bilan très positif.
Par Bertrand de Marseivilla - Publié dans : Comptes rendus d'animations - Communauté : Les Compagnons de Valérien
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Mardi 1 juillet 2008


Retrouvez nous à Cassel (59) le dimanche 6 juillet 2008 à partir de 10h00.
Venez nombreux!
Par Bertrand de Marseivilla - Publié dans : Dates - Communauté : Les Compagnons de Valérien
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Lundi 23 juin 2008


Le 22 juin, nous avons fait une fête médiévale à Briey. La veille au soir, chargement de la camionnette et fête de la musique... Le lendemain matin, à 7 heures, nous avons terminé de charger ce que nous n'avions pas pu mettre dans la camionnette la veille au soir à cause de la fête de la musique. Puis nous sommes partis, pleins d'entrain, vers Briey...
Nous arrivons sur les lieux de la fête une heure et demie plus tard. Nous prenons place dans les beaux jardins de la sous-préfecture, à l'ombre des arbres, à côté de la troupe co-organisatrice, la confrérie de la hache.

Une fois installés, nous nous costumons. Le temps s'annonce radieux, ce dont nous nous réjouissons, mais nous formulons quelques inquiétudes sur la chaleur écrasante qui semble s'anoncer...
Puis, peu avant 10 heures et demie, pendant qu'une partie d'entre nous reste sur le campement pour le surveiller, une autre partie se rend place de la mairie pour prendre part au défilé. Nous avons donc parcouru les rues du vieux Briey (fort pentues par ailleurs !) avec les autres troupes présentes, dans une ambiance bon enfant et au son des chalumeaux et des tambours ; le public n'était malheureusement pas au rendez-vous, et nous n'avons croisé que de rares riverains dans les rues désertes, entre 10 heures et demie et 11 heures...

Une fois rentrés, nous nous préparons à accueillir le public. Mais là encore, nous ne rencontrons presque personne...

Qu'à cela ne tienne, nous trouverons du public l'après-midi, nons disons-nous ! Hélas, le ciel se couvre dangereusement et quelques premières gouttes nous font craindre la pluie, voire même, peut-être, l'orage... Heureusement, la pluie ne s'est jamais réellement déclarée, et les gouttes disparaissent, sans pour autant dissiper les nuages gris...

Nous occupons alors notre fin de matinée sans public par de menues activitées de campement. Jehanne d'Essey s'occupe de la cuisine pour le repas de midi...

... Halvard, notre insgenior, qui avait réalisé une superbe maquette de mangonneau au 1/50e, teste sa maquette et se réjouit de la portée de son engin : en taille réelle, il tirerait à environ 200 mètre ! La réeussite est totale !

... quant à moi, je vais faire un tour dans le marché médiaval qui a pris place dans les rues du vieux Briey. Les commerçants craignent de devoir remballer plus tôt que prévu à cause de la météo...

Mais heureusement, les sombres nuages de mauvaise augure finissent par se dissiper, le soleil revient... et le public aussi !

Après un très bon repas préparé par Jehanne, notre cuisinière, et par Philippe, nous accueillons le public à notre habitude, en présentant nos stands, notre matériel, les métiers et l'artisanat médiéval... Comme d'habitude, nombre de personnes du public se montrent fort intéressés par cette approche pédagogique, peu présente par ailleurs en fête médiévale.

A 14 heures et à 17 heures 45, comme prévu sur le programme, nous investissons la lice pour nous livrer à des combats à l'épée. Entre ces deux horaires, outre la tenue des stands, on pouvait voir Tristan et Yvain, qui s'entrainaient à l'épée et à l'écu en vue de prochains combats...


 A côté de nous, nos voisins de la confrérie de la hache prenaient eux aussi régulièrement la lice pour se livrer à des combats enflammés, dans le cliquetis des armes, faisant voler les coups et les épées, ou faisaient tirer leurs couleuvrines... Bref, les jardins de la sous-préfecture ont été animés cet après-midi-là par des spectacles hauts en couleurs, pour le plus grand plaisir du public !

Tout au long de l'après-midi, nous avons finalement eu du beau temps, et ce n'est qu'au moment de tout ranger que les nuages gris ont repointé leur nez... sans nous arroser finalement ! Un vrai jeu de cache-cache, quoi !

Bref, une bonne animation, malgré quelques passages à vide, et où la météo s'est finalement rangé de notre côté après quelques hésitations. En repartant, nous sommes passé une dernière fois devant la très belle église de Briey du XIIe siècle, puis nous sommes rentrés chez nous, contents de notre animation et la tête pleine de souvenirs plaisants et pittoresques...

Rendez-vous maintenant pour la prochaine animation, où je peux d'ors et déjà vous annoncer que nous verrons du pays...

Par Godefroy de Nancey - Publié dans : Comptes rendus d'animations - Communauté : Les Compagnons de Valérien
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